Complément d’enquête sur la colonisation de l’AlgérieSaid Bouterfa
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Dans cet essai percutant, Saïd Bouterfa analyse les fondements idéologiques et psychologiques de la colonisation française en Algérie. Il explore la construction de la haine raciale, les traumatismes hérités de la période coloniale et les enjeux mémoriels qui continuent d’influencer les relations entre la France et l’Algérie.
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Complément d'enquête sur la colonisation de l'Algérie
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De la haine raciale : autopsie d’une névrose obsessionnelle
Dans ce nouvel essai, Saïd Bouterfa propose une plongée sans concession dans les zones les plus sombres et les plus longtemps occultées du système colonial français en Algérie.
Loin d’une approche strictement chronologique ou événementielle, l’ouvrage explore les ressorts psychologiques, idéologiques et civilisationnels qui ont nourri la colonisation, ainsi que les séquelles profondes qu’elle a laissées, aussi bien chez les colonisés que chez les anciens colons eux-mêmes.
L’auteur s’attarde notamment sur la construction progressive d’une haine raciale institutionnalisée, fondée sur la négation de l’Autre, la déshumanisation des populations autochtones et la conviction d’une prétendue supériorité civilisationnelle européenne. À travers une lecture critique des discours coloniaux, des archives, des récits militaires et des représentations culturelles, il met en lumière les mécanismes d’un système qui, derrière les slogans de « mission civilisatrice », reposait sur l’humiliation, l’exclusion, la violence structurelle et la cruauté.
L’ouvrage analyse également un aspect rarement abordé avec autant de profondeur : le traumatisme psychologique provoqué par la perte de l’Algérie chez une partie des anciens colons et défenseurs de l’Algérie française. Pour certains, l’indépendance de l’Algérie ne fut pas seulement une défaite politique, mais une véritable blessure existentielle, vécue comme l’effondrement d’un monde, d’une identité et d’un imaginaire colonial profondément enraciné. Cette déchirure historique aurait alimenté, selon l’auteur, une mémoire revancharde encore perceptible dans certains discours politiques, médiatiques ou nostalgiques contemporains.
Saïd Bouterfa interroge aussi la difficulté persistante de la France officielle à regarder lucidement son passé colonial. Entre reconnaissance partielle, silences institutionnels, crispations mémorielles et débats récurrents autour de la repentance, le livre met en évidence les contradictions d’un pays se réclamant des droits de l’homme tout en peinant encore à assumer pleinement les violences commises durant cent trente-deux années de colonisation.
L’essai s’intéresse enfin aux prolongements contemporains de cette histoire : transmission des traumatismes, survivance des représentations raciales héritées de l’époque coloniale, fractures mémorielles entre les deux rives de la Méditerranée et instrumentalisation politique du passé colonial.
À la croisée de l’histoire, de la sociologie, de la psychologie collective et de la réflexion philosophique, cet ouvrage se veut une contribution majeure à la compréhension du fait colonial algérien et de ses répercussions durables dans les consciences contemporaines, mais pas uniquement, il ambitionne de faire comprendre à ceux qui, toujours retranchés dans la haine, qu’une autre issue est possible, celle de la reconnaissance des fautes, de la rédemption et du pardon.
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